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L’Equipe de France Junior a rendez-vous en Hongrie pour les Championnats du Monde

Publié le 06/07/2018

 

 

 

 

 

Alors que le Groupe France Seniors est encore en stage en Lettonie, les Juniors viennent d’arriver en Hongrie afin de disputer les Championnats du Monde, entre le 9 et le 14 juillet.

 

Ce sont au total onze Français qui ont été convoqués pour disputer ces JWOC (Junior World Orienteering Championships) : Juliette BASSET, Cécile CALANDRY, Chloé DUDOIGNON, Florence HANAUER chez les Dames ; ainsi que Guilhem ELIAS, Guilhem HABERKORN, Benjamin LEDUC, Raphaël MASLIAH, Quentin MOULET et Mathieu PERRIN chez les Hommes. Alina PALCAU quant à elle, a dû déclarer forfait pour raisons médicales.

 

 
 

 

Nous avons interrogé Olivier COUPAT, entraîneur de cette équipe afin de savoir quels étaient les objectifs de l’Equipe de France pour ces Championnats du Monde Juniors et les objectifs fixés ne sont pas les mêmes pour tous :

« Pour certains ce sera de "jouer devant" dans le top 10, ou d'autre le top 20, le top 30 et pour d’autres encore ce sera la découverte et leur première course internationale avec une très importante densité de coureurs de très très bon niveau. L'équipe de France, cette année, a une belle carte à jouer avec des athlètes d'expériences comme Mathieu PERRIN et Florence HANAUER, mais aussi avec des jeunes athlètes avec un très fort potentiel comme Guilhem Elias, Guilhem Haberkorn et Quentin Moulet. Il y a également deux équipes homme très costaudes pour jouer les premiers rôles lors du relais. Concernant les filles ce sera un peu plus difficile. L'équipe ayant connu un forfait de dernière minute, le top 10 sera un objectif plus réaliste. Le relais est la course qui nous tient le plus à cœur et où les Français savent trouver parfois des ressources insoupçonnées pour réaliser de très belles performances collectives. Par ailleurs, Il ne faut pas oublier que tous les athlètes de l'équipe sont encore en apprentissage pour le très haut niveau. Il faut se projeter sur le long terme ; le réel objectif n'est pas forcement d'être un très bon junior, mais dans quelques années de devenir un excellent senior. En tout cas toute l'équipe a réalisé une très bonne préparation. »

 

Sur quels types de terrains Les Français vont courir lors de ces JWOC ?

« Ce sont des terrains à la fois très atypiques et très communs pour un orienteur Français. Tout va dépendre des traçages proposés par les traceurs Hongrois des différentes courses. Ces dernières peuvent être très "challenging", ou elles peuvent offrir des problématiques d'orientation maitrisées par beaucoup d'athlètes des différents pays et dans ce cas-là chaque seconde compte.
Les terrains atypiques, ce sont des zones avec énormément de buissons "infranchissables" qui forment un labyrinthe naturel et où s'orienter n'est pas du tout aisé ; en France, les terrains les plus semblables sont ceux qu’on trouve près de Dijon et ceux du causse à Rodez. A cela, il faut ajouter du terrain dunaire remplit de micro relief positif comme dans les plus belles parties des terrains landais, ce qui corse un peu plus la difficulté. D'autres zones sont dunaires et très ouvertes au niveau végétation ou sous des forêts de pins comme dans les Landes ; là c'est très rapide et pas très dur au niveau orientation. La clef est de bien doser ses allures de course en fonction du type de terrain que l’on rencontre durant la course (qui sera très varié), ne pas s'endormir physiquement dans les zones "faciles" et savoir freiner et doser son allure dans les zones de labyrinthes de buissons.
 » 

 

 

En quoi cela change des terrains que l’on rencontre en France ?

« C'est ce combinaison de 2 types de terrain et le passage de l'un à l'autre que l'on rencontre peu en France. Passer soudainement d'un terrain ultra rapide et orientation avec de la visibilité à un terrain ultra lent sans visibilité. Il faut savoir bien doser la poignée des gaz! Mais c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce terrain Hongrois, vraiment très sympa au demeurant.

Il y a un autre élément dont il va falloir se méfier : c'est la chaleur. Il va faire 28-30° durant toutes les courses. C'est aussi un facteur à bien maîtriser auquel toute l'équipe s'est bien préparée avec une acclimatation spéciale chaleur depuis déjà 3 semaines  (tous les athlètes courent avec leurs maillots thermiques d'hiver quand la chaleur n’est pas au-dessus de 25° et ces quinze derniers jour nous avons réalisé deux stages : un dans le Larzac et un autre à Rodez avec le climat idéal pour réaliser une bonne adaptation. »

 

Sur quelles qualités peuvent s'appuyer les Français ?

«  Dans le monde de la CO les jeunes orienteurs Français sont plutôt considérés comme des bons techniciens. On va s'appuyer sur cette qualité principale pour essayer de sortir des courses avec un minimum de temps perdu, ce qui sera un gage de très belle performance une fois la ligne d'arrivée franchie.  Ce terrain peut être tellement "challenging" que même en faisant des erreurs durant la course, ce ne serait pas forcement rédhibitoire pour réaliser une belle course. D’autre part, les jeunes Français peuvent compter sur une assez bonne "culture du haut niveau" : ils ont acquis des connaissances en diététique, sur l'importance du sommeil, la gestion de la récupération, la préparation à une compétition par forte chaleur,  etc.,  que n'ont pas forcément les athlètes d’autres nations. Et ils savent les utiliser à bonne escient comme lors de leur préparation et la semaine du JWOC. Ce sont des éléments "invisibles" mais qui ont une importance fondamentale dans la performance.
Enfin, nous avons une équipe ou règne une très forte amitié et une grande entente (et ce n'est pas de la langue de bois de footballeur), ce qui est très important, car ce dernier mois nous avons souvent été ensembles lors des stages et lors de la semaine du JWOC. Ces jours et semaines tous ensemble peuvent devenir très "lourds" si un ou des éléments de l’équipe ne va pas dans la même direction que le reste du groupe."

 

 

En 2017, Mathieu PERRIN avait fini à la 4ème place de la MD et 6ème de la LD. Puis le Relais qu’il composait avec Fleury Roux et de Guilhem Elias avait fini 6ème. Même classement pour le relais féminin composé par Maelle Beauvir, Florence Hanauer et Alina Palcau.

 

Qu’en sera-t-il cette année ?...

 

Au programme de Championnats du Monde Juniors 2018 :

09/07 : Longue Distance

10/07 : Sprint

12/07 : Qualifications de la Moyenne Distance

13/07 : Finale de la Moyenne Distance

14/07 : Relais

 
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