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Les Français en ordre de marche au Danemark

Publié le 16/05/2022


L’équipe de France était la semaine dernière au Danemark pour préparer les championnats du monde qui s’y tiendront à la fin du mois de juin. Après avoir effectué plusieurs entraînements dans la semaine, les athlètes ont pu se confronter à une partie de l’élite mondiale à l’occasion des courses WRE (comptant pour le classement international) organisées le week-end. Ces courses étaient sélectives aux WOC pour de nombreuses nations. On y a donc vu de très bons coureurs étrangers. L'occasion parfaite de se confronter à la concurrence à deux semaines de la première coupe du monde , qui aura lieu en Suède et qui servira par ailleurs de sélections aux WOC pour les Français.



 

Sprint individuel le samedi

Le samedi, un sprint individuel était proposé. Les 15 premiers coureurs de chaque poule accédaient à la finale. Chez les femmes, Tifenn Moulet s’est classée 10ème de la poule A et Isia Basset 8ème de la poule C. Malheureusement, ce fut trop juste pour les autres filles, qui ont pris le chemin de la finale B : Maëlle Beauvir 20ème de la poule A, Florence Hanauer et Cécile Calandry respectivement 16ème et 18ème de la poule B et Cécile Foltzer 17ème de la poule C. Côté hommes, ce fut presque un sans-faute : Benjamin Lepoutre se classe 10ème de la poule A, Mathieu Perrin et Maxime Rauturier respectivement 2ème et 14ème de la poule B, Adrien Delenne, Lucas Basset, Théo Radondy respectivement 1er, 6ème et 14ème de la poule C. Seuls Loïc Capbern (25ème)  et Quentin Moulet (pm) se sont vus privés de finale A. « La qualification ne ressemblait pas aux courses auxquelles sont habitués les Français. Il y avait beaucoup de zones de parcs avec des haies, dans lesquelles nos coureurs ont encore une marge de progression », commente Eva Jurenikova, présente pour encadrer le groupe.

 

La finale offrait des choix peu évidents à trouver, qui ont mis en difficulté les coureurs. « Les athlètes ont été confrontés à des choix d'itinéraire peu plaisants avec des figures géométriques compliquées. Ces situations ont pu créer un sentiment de doute très dérangeant pour le coureur et engendrer des pensées négatives », détaille Eva Jurenikova. En finale, Isia Basset prend la 32ème place à 1’50’’ de la vainqueure Elena Roos (15’13’’). Tifenn Moulet se place non loin (35ème place à +1’53’’). Chez les hommes, Adrien Delenne prend une belle 8ème place à 42’’ du vainqueur Tim Robertson (14’08’’). Lucas Basset se classe 23ème en 15’17’’ (+1’09’’), Maxime Rauturier 29ème en 15’22’’ (+1’14’’), Mathieu Perrin 34ème en 15’29’’ (+1’21’’), Théo Radondy 38ème en 15’33’’ (+1’25’’) et Benjamin Lepoutre 41ème en 15’44’’ (+1’36’’).



 

KO sprint : trois finalistes, deux podiums

La journée que tout le monde attendait était sans aucun doute celle du KO sprint, dimanche. L’événement servait de répétition générale pour les organisateurs du WOC mais aussi pour les coureurs, pour qui il représente une journée très dense, au cours de laquelle il faut sans cesse être en veille et enchaîner les quarantaines. Beaucoup de coureurs se sont accordés à dire que ce fut « le meilleur KO sprint jamais proposé ».

Chez les Français, trois coureurs ont réalisé la très belle performance d’atteindre la finale : Adrien Delenne, Cécile Calandry et Loïc Capbern. Ces deux derniers se hissant même sur le podium final en prenant tous deux la deuxième place. Adrien Delenne termine lui à une honorable 6ème place. Pour le reste des troupes : Mathieu Perrin a atteint la demi-finale et Lucas Basset, Quentin Moulet, Théo Radondy et Maxime Rauturier le quart de finale. Benjamin Lepoutre n’a lui pas passé le cap de la qualification. Chez les femmes, Maëlle Beauvir et Isia Basset se sont hissées en quart de finale, les autres filles n’ayant pas livré une performance suffisante pour aller au-delà de la phase qualificative. 

 



Pas de variations mais des choix

Au-delà des résultats, le KO sprint a particulièrement satisfait l'encadrement français par sa qualité : « Les traceurs ont fait un excellent travail, affirme Charly Boichut, entraîneur national. Il n’y a eu que des circuits communs (pas de variations, ni de runner’s choice) mais des différences se sont faites sur le plan technique avec des choix très intéressants et des exécutions difficiles. » Ces dits choix ont d’ailleurs été à l’origine de la hiérarchie finale, causant parfois des rebondissements de dernière minute. « En résumé, il fallait éviter de perdre du temps sur la première moitié de course (erreur/impasse/très mauvais choix), tout en tentant d'anticiper la deuxième. Sur cette deuxième moitié, il s'agissait d'être très tranchant dans l'exécution et d'assumer le choix qui pourrait faire la différence, alors même qu'il semblerait insignifiant sur une course individuelle. En KO sprint, le moindre mètre fait tout basculer », analyse encore le coach. Et d’ajouter : « Bien sûr, il faut des jambes, il faut être capable d'un emballage mais la vraie clé est la technique, assurée à très très haute vitesse. En tout cas sur ce type de tracé, dont on espère que tout le monde saura s’inspirer. »

 



« Matière à jouer pour la coupe du monde »

« La prestation globale de l’équipe est satisfaisante. On a eu quelques très jolis résultats et même pour les « déçus », on a observé de vraies raisons de croire en leurs capacités à imiter leurs coéquipiers », affirme Charly Boichut pour qui, finalement, le week-end a surtout permis à chacun d’affiner sa stratégie de sprint au regard des spécificités danoises : Faut-il plutôt mener le groupe ou courir avec la carte « dans la poche » ? Comment s’adapter aux changements de rythme de ses adversaires ? Que prendre en compte dans son choix de série ? Comment gérer les temps d'attente entre les tours ?


Le regard de l'équipe de France est désormais tourné vers la coupe du monde en Suède, où la concurrence sera autrement plus dense mais où il y aura tout de même « matière à jouer », conclut Charly Boichut.

 

 

« Je ne peux qu'inciter tous les licenciés français à regarder attentivement chacun des tracés proposés ce week-end, y compris lors des qualifications. De très bonnes "simus" pour les compétiteurs, et surtout une superbe occasion de comprendre à quoi nos élites sont confrontés à l'international. En n'oubliant pas qu'ils font ça à 20km/h... »

 Charly Boichut

 

   
 

 

 

 

   
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