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KO Sprint : deux Français dans le Top 10 !

Publié le 29/06/2022

 

Si vous étiez derrière votre télé hier, ça ne vous aura pas échappé : le KO sprint est un format aussi excitant que cruel. Round après round, il fait des déçus et crée des frustrations car il ne laisse pas de place à l'erreur, aussi infime soit-elle. Alors quand il s'agit en plus du championnat du monde (premier du nom!), le spectacle est au rendez-vous. Retour sur la journée de nos Français !



 

Qualifications - Reçu 5 sur 6 !

Cette longue journée KO sprint débutait assez tôt le matin par les qualifications. Les 12 premiers coureurs de chaque poule gagnaient leur ticket pour les quarts de finale. Les Français ont plutôt bien réussi l'exercice, hormis Lucas Basset, premier (grand) déçu de la journée. "L'aventure s'arrête pour moi bien plus tôt que je l'avais imaginé. La faute à une course en contrôle mais ponctuée de mauvais choix, et un excès de confiance sur la fin de course. On l'a répeté des dizaines de fois : on n'a pas le droit de se relacher en qualif, et j'ai rarement agi comme ca, mais ca m'est arrivé cette fois-ci et je suis puni pour ca. Logique. L'avantage, c'est que je n'ai pas laissé beaucoup de jus sur cette journée, et que la motivation est décuplée pour le sprint individuel", explique-t-il. 



 

Quarts de finale - Fin de course pour les filles

Départ en masse à six coureurs pour trois places en demi-finale, le tout sans combinaison. Pas de doute, la bagarre du KO sprint débutait vraiment avec ces quarts de finale. Les deux Français Adrien Delenne et Loïc Capbern ont très bien compris les règles et rentrent tous les deux en tête de leurs poules respectives, direction les demi-finales ! Malheureuseument aucune des trois filles encore en lice ne parvient à rentrer dans les trois. Ca ne passe à pas grand chose pour Cécile Calandry (4ème), particulièrement friande de ce format de course. C'est plus compliqué pour Florence Hanauer (5ème) et Isia Basset (6ème), un peu moins en réussite dans leurs poules. 



 

Demi-finales - Loïc Capbern en finale 

L'étau se resserre et le niveau s'élève. Chaque demi-finale offre deux tickets pour la finale, qui se courra à six. Pas de quoi effrayer Loïc Capbern, qui réalise une superbe course. Malgré une chute au départ, il vient chercher sa place en finale au sprint (le fameux "kick"!). Adrien Delenne échoue lui aux portes de la finale, terminant troisième de sa demi-finale. Frustrant évidemment, mais il prend tout de même une incroyable 8ème place au classement général. Il explique : "Je suis globalement très satisfait de ce top 8 mondial, même si je ressens une petite frustration de ne pas avoir été loin de la finale. Les deux devant ont été plus forts. Je n'ai pas été assez offensif sur la fin de course en laissant passer Matthias Kyburz sur le long choix. En tout cas, je suis remonté pour le sprint de demain ! Physiquement, j’ai bien mieux récupéré qu’après le relais sprint et la décharge émotionnelle qui l'accompagnait."



 

Finale - Un petit podium pour la France !

Evidemment, prendre part à la finale, c'est penser à la médaille voire à la victoire. Pour cette dernière, Matthias Kyburz, vainqueur du jour, n'a pas tellement laissé la possibilité à ses concurrents de le battre, prenant l'avantage sur le long choix de la balise 10. Derrière lui, une belle bagarre de laquelle Loïc Capbern ressort cinquième. Une place sans doute frustrante, mais pas moins exceptionnelle !


Charly Boichut : "Une journée très positive"

Au final, on retiendra évidemment le top 10 de Adrien Delenne et le diplôme de Loïc Capbern, "un excellent résultat", pour reprendre les mots de l'entraîneur national Charly Boichut : "Adrien et Loïc ont lutté aux côtés de ce qui se fait de mieux au monde. Ils ont su jouer, croire en leurs forces, les exploiter pleinement. Notamment leur progression physique des derniers mois, et les expériences tactiques en KO qu'ils sont allés chercher à l'étranger ce printemps." Et d'ajouter : "La journée d'hier peut être un tournant majeur, faisant tomber des barrières. Eux deux ont su évoluer dans ce domaine mental, en ne "s'interdisant rien", et cela doit leur servir à continuer dans ce sens. Mais j'espère surtout que les jeunes licenciés FFCO prendront ainsi conscience que tout est possible à force de travail. Qu'ils croient en eux, à leurs rêves."



 

Ces deux très beaux résultats n'effacent évidemment pas les quelques frustrations pour l'équipe de France qui, collectivement, sur la densité, est peut-être un peu en-dessous des résultats espérés, avec la sortie prématurée de Lucas Basset en qualification et celle des filles en quarts. "Le KO sprint est un format très atypique qui finit inévitablement par une déception, sauf à être champion du monde. À l'arrivée c'est soit blanc soit noir, alors que ça ne se joue à trois fois rien. Ainsi, il y a inévitablement une pointe de frustration tout à fait légitime pour tous... On n'arrête pas de se dire que ça aurait pu être un peu mieux, et que ça aurait tout changé. Maintenant, si on regarde à froid le classement final, la journée est très positive."

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